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Place du 11 Novembre 1918, 02840 Athies-sous-Laon

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Histoire d’Athies sous Laon

La création d’Athies est sans doute bien antérieure au Xe siècle. Ce nom semble provenir d’« attegium » qui, en bas latin, désigne un village constitué « d’attegiae », sorte de cabanes en bois et en roseau, matériaux abondamment présents dans cette région de marais de pied de plateau. Il semblerait qu’il s’agissait alors d’une réunion de cabanes de bûcherons, ou plus simplement de gîtes. En effet, le village occupait autrefois une clairière en plein cœur de la forêt de Samoussy.

Par la suite, située sur la voie gallo-romaine reliant Reims à Arras, via Vermand près de Saint Quentin (saint patron de la paroisse), Athies fut probablement un simple relais de poste, entouré de quelques habitations modestes. Une villa gallo-romaine a été retrouvée lors des fouilles opérées sur le tracé de l’autoroute A26.

Le défrichement de la forêt libéra des terres qui furent annexées dès le XIVe siècle par les chanoines du chapitre de la cathédrale de Laon qui dominent tout le Laonnois. Ils en restèrent propriétaires jusqu’à la Révolution.

Sur d’anciennes cartes, Athies figure aussi sous l’orthographe Athy.

L’église Saint-Quentin, très ancienne (chapiteaux du chœur et fonts baptismaux romans, plan roman primitif) fut maintes fois remaniée et restaurée. La voûte du portail, très ouvragée, est un ajout du XIXe siècle.

Croisant la voie gallo-romaine (rue des Écoles), une autre chaussée fut construite (rue Georges-Brassens et route de Liesse) traversant les marais et se dirigeant vers Liesse, « pour la commodité des pèlerins ». Si la plaine qui entoure Athies était plutôt réservée au blé, on y faisait aussi du vin, comme l’indique le lieu-dit la Butte des Vignes, point culminant de la commune.

La Révolution, outre la rédaction d’un cahier de doléances, marqua la fin de la domination des chanoines dont les terres furent rachetées en plusieurs lots par des cultivateurs du village lors de la vente des biens nationaux.

Le 9 mars 1814, et dans la nuit du dix, pendant la campagne de France, le village fut entièrement brûlé par les Prussiens qui affrontèrent les soldats du général Marmont. Ces derniers les avaient d’abord chassés d’Athies, mais ils revinrent pendant la nuit suivante et mirent en fuite les troupes françaises qui battirent en retraite vers Festieux (5 km). Cet épisode, resté célèbre sous le nom de  » Hurrah d’Athies  » (cri des cavaliers prussiens), fut certainement à l’origine de la décision de Napoléon de se replier sur Paris.

Le dix-neuvième siècle vit aussi la construction de deux lignes de chemin de fer : Laon-Reims (1855-1857) et Laon-Liart (1880), ainsi que de la gare.

Comme Laon, Athies fut occupée pendant les quatre années de la Première Guerre. Lors de leur retraite de 1918, les Allemands laissèrent une mine dans une grange de la « Maison bleue », ferme située route de Reims. Elle causa la mort de 48 soldats français de retour du front (oct. 1918). Un monument en perpétua le souvenir.

En 1936-1937, un champ d’aviation fut construit à proximité de la forêt de Samoussy (champ aujourd’hui désigné sous le nom de « pistes de Samoussy »). Utilisé par les Allemands, il le fut par les Américains en 1944-1945. Après une courte période d’inactivité, les Américains en firent un terrain de secours en 1951, dans le cadre des accords d’alliance de l’OTAN, l’aérodrome principal se trouvant à Couvron. Abandonné en 1966, il fut repris par l’armée française, qui se désengagea définitivement de ces pistes en 2011. Elles sont désormais accessibles à tous et sont souvent utilisées pour des rencontres de motos mais aussi d’aéromodélisme. Un projet de ferme solaire est à l’étude, après qu’ait été abandonnée d’idée d’en faire un circuit automobile.

Longtemps le village resta entièrement tourné vers l’agriculture. L’exode rural ne le toucha pas grâce à la proximité de Laon où les ouvriers agricoles des fermes, trouvaient du travail dans les usines et les administrations. Cependant, beaucoup continuèrent à tenir leur jardin et à cultiver cette fameuse asperge qui fut longtemps une des fiertés du village.

Aujourd’hui, Athies sous Laon est une commune active, fortement impliquée dans l’action avec la Communauté de communes du Laonnois. Sa population ne cesse d’augmenter, son cadre de vie de se moderniser. Elle peut regarder sans crainte vers l’avenir.

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